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dimanche 8 mai 2011

Les gens du Balto


C´est un polar, un roman social ou choral? Un portrait des gens de la banlieue;
l´absence de futur décrit avec le vocabulaire des jeunes, truffé de verlan et de langage texto.
Un magazine dont les chroniques sont le racisme et les difficultés de l´intégration,
l´aliénation de la télé, l´échec scolaire et les conflits générationnels. Assaisoné
en plus d´un meurtre et d´une enquête policière. Tout ça dans 153 pages, un cadeau.
Pepe Notivoli

jeudi 3 mars 2011

Indignez-vous

Pour Stéphane Hessel, le «motif de base de la Résistance, c’était l’indignation». Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais «cherchez et vous trouverez» : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale…
Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une «insurrection pacifique».
C'est le best-seller de la fin de l'année 2010. Indignez-vous, de l'ancien résistant Stéphane Hessel, s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Quelles sont les raisons d'un tel succès? Son prix attractif - trois euros? La longueur de l'ouvrage - une vingtaine de page? Un concours de circonstances - sortie du livre avant Noël? L'engouement, même inexpliqué, est réel et vire au phénomène de société. On se l'arrache et les libraires peinent à alimenter leurs stocks... LEXPRESS.fr a sélectionné cinq phrases choc de cet appel à l'indignation qui provoque espoir chez certains, et déchaîne les passions chez d'autres.
Lisez aussi l'article du Nouvel Observateur

mardi 28 septembre 2010

Les enfants de la liberté


de Marc Levy
Deux jeunes Juifs, pas encore vraiment des adultes, arrachés à une famille aimante, unie, voient leurs parents balayés par les rafles de la France de Pétain. Très vite, ils entrent dans la clandestinité et se joignent à l'armée de l'ombre, qui a vu ses rangs gonfler de tous ces presque adolescents assoiffés de liberté et révoltés de la cruauté des milices françaises, souvent plus féroce encore que l'occupant.
Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond. —

Les deux frères plongent dans l'enfer des purges, de la répression, de la disette qui ronge le ventre dans le quotidien de privation, mais aussi et surtout dans les multiples actions destinées à nuire à l'occupant: bombes posées dans des cinémas (toujours dans le souci d'épargner les civils), sabotage des convois qui mènent les prisonniers à la mort, les représailles pour l'exécution du copain résistant tombé en action.
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Les gens du Balto

de Faiza Guène.
Jusqu’à ce fameux samedi, il ne s’était jamais rien passé d’extraordinaire à Joigny-les-Deux-Bouts, petite bourgade tranquille en fin de ligne du RER. Yéva, minijupe à ras et verbe haut, rêvait toujours d’une vie ailleurs. Jacquot, son mari chômeur, creusait une fosse dans le canapé à force de jeux télévisés. Leur fils Yeznig, déficient mental, recomptait ses dents après chaque repas. Son frère Tanièl, renvoyé du lycée pour avoir abîmé le conseiller d’orientation, peaufinait sa technique pour serrer les blondes. Et Magalie, LA blonde du lycée, suivait à la lettre les conseils de son magazine préféré pour rendre crazy tous les mecs. Bref, la routine pour ces habitués qui, un matin, découvrent le patron de « leur » bar, baignant dans son sang. Un drame ? Pas pour les gens du Balto.
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Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

de Anna Gavalda

Douze nouvelles, douze fragments de vie qui, subrepticement, dérapent dans le drame ou la farce : la Parisienne et l'inconnu du boulevard St-Germain, la femme enceinte contrariée, l'appelé en permission dans sa banlieue, la vétérinaire de campagne....
" Je croise des gens. Je les regarde. Je leur demande à quelle heure ils se lèvent le matin, comment ils font pour vivre et ce qu'ils préfèrent comme dessert par exemple. Ensuite, je pense à eux. J'y pense tout le temps. Je revois leur visage, leurs mains et même la couleur de leurs chaussettes. Je pense à eux pendant des heures, voire des années et puis un jour, j'essaye d'écrire sur eux. "
Observatrice assidue du quotidien, Anna Gavalda, avec ce premier recueil, créa l'événement.

Grand Prix RTL-Lire 2000

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dimanche 26 septembre 2010

La petite fille de M. Linh

de Philippe Claudel.
"C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est le seul à savoir qu’il s’appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui. debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Lihn le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.", commence l’auteur. Ce vieil homme, Monsieur Linh, arrive dans un pays occidental - qui n’est pas cité -, quittant le sien, asiatique, ravagé par la guerre, avec Sang diü, sa petite fille, qui sera finalement au centre du récit. Claudel parvient avec un personnage très attachant à décrire l’arrivée des réfugiés dans un monde qu’ils ne connaissent pas (la langue, les coutumes, le quotidien).

vendredi 24 septembre 2010

La rêveuse d'Ostende

de Eric-Emmanuel Schmitt
Ce volume contient cinq histoires : La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La guérison, Les mauvaises lectures et la femme au bouquet.
Dans La rêveuse d'Ostende, un homme se réfugie dans une ville du Nord pour se remettre d'une rupture sentimentale et se laisse happer par le récit de vie de sa logeuse où se mêlent érotisme, pouvoir et amour passionné. Dans Crime parfait, une femme tue son mari sur un malentendu. Dans La guérison, une infirmière se découvre belle dans les mots d'un malade et se révèle enfin à elle-même. Dans Les mauvaises lectures, un homme qui ne lisait pas de romans se laisse engloutir par un roman policier à l'occasion de vacances, entorse à sa règle qui lui sera fatale ! Dans La femme au bouquet, le narrateur remarque une femme sur la quai d'une gare, elle y attend depuis quinze ans quelqu'un, mais qui ?
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vendredi 7 mai 2010

Les tribulations d'une caissière en BD



Depuis le 27 mai 2009 il existe une adaptation BD "Les tribulations d'une caissière". Cet album, est le premier du nouveau label Nomad, créé par Jean-Luc Istin.

Le scénario est de Wol (un pseudo qui cache un auteur doué en matière d'humour) et les dessins sont des frères Mathieu et Julien Akita (Les aventures de Tom Sawyer).

Quelques extraits de la BD: ICI

lundi 28 septembre 2009

M. Ibrahim et les fleurs du Coran


de Eric-Emmanuel Schmitt
Un jeune adolescent d'origine juive se lie d'amitié avec un vieil épicier arabe. Momo a été abandonné par sa mère quand il était bébé et son père s'est plus ou moins occupé de lui. Avant de connaître Monsieur Ibrahim, Momo était révolté. Ensemble, ils achèteront une automobile et s'en iront vers le pays natal du vieil homme... Une leçon de sagesse, de tolérance et de bonté.

Quelques avis de lecteurs

Les tribulations d'une caissière


Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ?
Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre. Anna Sam a vingt-huit ans, elle est titulaire d’une licence de lettres modernes et a travaillé plusieurs années dans la grande distribution. STOCK 2008

samedi 10 janvier 2009

Guillaume Musso



Né en 1974, Guillaume Musso, passionné de littérature depuis l'enfance, commence à écrire alors qu'il est étudiant. L'immense succès de ses romans Et après... (2004). Sauve-moi (2005), Seras-tu là ? (2006) et Parce que je t'aime (2007), traduits dans plus de 25 langues, fait aujourd'hui de lui l'un des auteurs français favoris du grand public. Le premier de ses romans adaptés au cinéma, Et après..., avec John Malkovich, Romain Duris et Evangeline Lilly, réalisé par Gilles Bourdos, est sorti sur les écrans à l'automne 2008.

Parce que je t'aime

Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout pourquoi est-elle revenue ?

Je sais ce que j’ai dit dans mes précédentes critiques sur les romans de Guillaume Musso: qu’ils ne sont pas très bien écrits, qu’ils sont remplis de clichés, qu’ils sont écrits avec l’arrière-pensée d’une adaptation cinématographique etc. etc. Il n’empêche que cet auteur sait raconter des histoires et nous captiver, à l’heure où la littérature française nous fournit beaucoup trop d’écrivains qui préfèrent parler de leur propre nombril, et que les romans de Guillaume Musso, une fois ouverts, sont difficiles à refermer… Je ne parlerai pas des thèmes abordés dans le livre, pour ne pas aiguiller le lecteur, qui doit accomplir pour lui même le "voyage" de la lecture… Une fois encore l’auteur réussit le pari de nous surprendre (sur amazon.fr, de nombreux lecteurs disent avoir été déçus par la fin, la trouvant facile: je ne suis pas d’accord!), et fait preuve d’une imagination que beaucoup doivent lui envier…

Un très bon moment de lecture…

Note: 4/5

Critique de Marie Javet
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vendredi 19 décembre 2008

Anna Gavalda



Anna Gavalda est née en 1970 à Boulogne-Billancourt. Son enfance se déroule à la campagne entre "vélo, pêche à la ligne, pétards et baisers mouillés derrière l'église".

Elle a fait une maîtrise de lettres moderne en Sorbonne.

Beaucoup de petits métiers vont occuper son temps: serveuse, ouvreuse, caissière, ouvrière, hôtesse d'accueil, jeune fille au pair aux États-Unis, standardiste, rédactrice d'annonce matrimoniales bidon, traductrice de romans Harlequin...

Elle vit aujourd'hui en Seine-et-Marne. Professeur de français le matin, assistante-vétérinaire l'après-midi, maman à plein temps et... écrivain la nuit.

En 1992, elle fut la lauréate de La plus belle lettre d'amour, pour France Inter.

Voici les couvertures de ses livres:













Prochainement, vous pourrez voir le film "Je l'aimais", avec Daniel Auteuil

Sortie cinéma France : Avril 2009
Un film de Zabou Breitman
Avec Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze, Florence Loiret Caille.


"Je l'aimais"
Le jour où son mari la quitte, le monde de Chloé s'effondre. Quel salaud de lui faire ça, elle qui a tout fait pour lui. Pour la réconforter, Pierre, son beau-père, l'amène prendre quelques jours de vacances. Un soir, au coin du feu, un verre de bon vin aidant, Pierre, ce vieux con renfermé qui ne semble aimer personne à part lui-même, se confie. Pierre a aimé passionnément Mathilde mais par souci des convenances et pour ne pas blesser sa femme, il reste avec cette dernière quitte à être désagréable et rendre malheureux son entourage. Mais lorsqu'il fait le bilan, la question se pose. Est-il préférable de sauver les apparences et devenir un mari médiocre et un père distant ou vivre heureux malgré le mal que ça peut provoquer?

Note : 4/5

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lundi 15 décembre 2008

Persepolis



de Marjane Satrapi

Paris. Editions L'Association 200o-2003

Marjane est née dans une famille iranienne riche mais ouverte aux idées de gauche. Mais toute petite, elle était certaine d'être la dernière des prophètes et entretenait avec Dieu de longues discussions. Et son panthéon personnel mélange ainsi allègrement Dieu, Marx et Descartes. Autour d'elle gronde la révolution à laquelle ses parents prennent une part active en participant aux manifestations réclamant la fin du régime du Shah... Mais une fois cet objectif atteint, la petite fille voit les proches de ses parents - et leurs enfants, ses copains à elle - fuir ce nouveau régime qu'ils avaient pourtant contribué à instaurer...

Lisez la critique d'une lectrice espagnole. Ensuite postez votre commentaire:

Je pense que si quelqu'un a le droit de traiter "avec légèreté" l'histoire
des vingt dernières années en Iran, c'est bien une jeune femme iranienne. De
toutes façons, j'ai beau chercher, je ne vois rien de vraiment léger dans Persepolis. Le dessin est simple, mais agréable. On sent bien que c'est du vécu, les souvenirs et
impressions d'une petite fille, puis d'une adolescente, dans un pays en guerre,
puis en exil (en quelque sorte) en Europe, où elle subit le choc avec la culture
autrichienne, et enfin, le retour au pays. Si j'avais le talent de Marjane Satrapi, je
pourrais raconter les dernières années du franquisme, et la transition démocratique en Espagne, un peu de la même façon. Et je facherais sans doute bien des docteurs sérieux et bien-pensants... Persépolis ne se veut pas un livre d'histoire, ni un traité socio-politique sur l'Iran. C'est une histoire vraie, qui vous prend aux tripes. On ne peut pas s'empêcher de s'identifier à cette petite fille malicieuse, puis à cette adolescente parfois meurtrie, parfois désabusée, qui essaye malgrè tout de survivre. Bref. Un très bon ouvrage. Le film qui en a été tiré est aussi superbe. Courez le voir!

mardi 14 octobre 2008

Le Clézio, prix Nobel de Littérature 2008

C'est confirmé: l'Académie suédoise vient de décerner le Prix Nobel à Jean Marie Gustave Le Clézio, qui succède ainsi à Doris Lessing.Les derniers Français récompensés étaient Camus (1957), Saint-John Perse (1960), Claude Simon (1985) et Gao Xingjian (2000).
Voir le dossier spécial du Nouvel Obs